L’actualité de ce jeudi 10 janvier n’est guère souriante : le mariage pour tous, l’expansion du chômage, des enfants enfermés pendant un an à Saint Nazaire,…
Aujourd’hui, chers Clarisonniens, j’ai envie de vous épargner cet étalage dépriment !
A la place, j’ai décidé de vous faire découvrir, en lieu et place de mon billet d’humeur, mon « auto-psy »..
Rassurez-vous, votre Clarisson en chef n’est ni morte, ni en passe de l’être (enfin, pas à ma connaissance !) mais je voulais vous transmettre un secret : celui qui me permet de conserver ma joie de vivre en toutes circonstances !
Ecoutez ce qui suit....
Chaque matin, je mène mes enfants, à pieds à leur école.
Sur le chemin, nous croisons toujours à un moment où à un autre "bob", le chien du traiteur de la place Clémenceau, lieu central de notre ville.
Agé de près de quinze ans, ce Jack Russel a un vaste terrain de jeux puisqu’il se ballade toute la journée librement dans les rues retournant à sa boutique d’attache que deux fois par jour : pour sa sieste et son repas.
Tout le monde le connait et il n’est pas rare qu’il élise domicile quelques heures chez le boulanger ou dans d’autres magasins quand le froid est trop vif.
Je ne peux m’empêcher de sourire quand je le vois piétiner tranquillement au bout d’une rue.
Son apparition me fait toujours penser à la bande dessinée « où est Charlie ? » : on ne s’attend jamais à le voir là où il se trouve.
Ici, le cœur de ville est totalement piétonnier.
Ainsi, dès 16h30, les rues sont envahies par les trottinettes des bambins qui quittent l’école. Guidons d’une main, pain au chocolat de l’autre, ils dévalent les rues sur leurs bolides à deux roues, riant aux éclats.
"Mais où se situe cette ville du bonheur?", …
C’est la mienne mais la vôtre est tout aussi merveilleuse.
En effet, si ce lieu m’enchante c’est que j’ai la capacité d’être enchantée.
Je m’explique.
Une autre personne, dans une même ville pourrait la vivre tout autrement.
Ainsi "Bob", notre Jack Russell, pourrait devenir un chien errant qui salit les trottoirs de ses déjections. Le cœur de ville piétonnier, un enfer pour les voitures qui ne parviennent pas à se garer et les enfants en trottinettes des briseurs de cols du fémurs potentiels pour les personnes âgés.
Nos vies sont quasiment toutes les mêmes, parsemées de petits bonheurs, de grands malheurs.
Seule, notre façon de les envisager, les rendra extraordinaires ou pas.
Quand l’actualité fait grise mine comme aujourd’hui, sortez un sourire plus large que d’habitude, ouvrez vos yeux à la poésie et vous verrez alors combien la vie est belle.
Bonne journée !